Bouton ouvrir/fermer
FR EN
En français FR In English EN

Vidéos

vidéo de présentation
Lennie Coindeaux

News

Article de Carré Or Tv pour Légende d'une vie au Lucernaire

Intelligent, sensible et bien joué !

 

Cette pièce de Stefan Zweig moins connue du grand public est ressortie des cartons ces dernières années. La présente adaptation est tout à fait originale, réalisée conjointement par Caroline Rainette, fondatrice de la compagnie théâtrale l’Etincelle et de Lennie Coindeaux excellent comédien remarqué dans son rôle de Stanislas dans l’Aigle à deux têtes de Cocteau.

Plus épurée que l’originale, avec deux tableaux et deux personnages principaux.

Friedrich, fils de Karl, interprété par Lennie Coindeaux et Caroline Rainette dans le rôle de Clarissa, biographe de Karl Amadeus Franck, au service de l’auteur et désormais de son épouse Léonore.

Le premier tableau pourrait s’intituler : « A l’ombre de la puissance du Père ».

Chacun sait combien il est difficile d’être le fils de. Fils d’un grand comédien, d’un grand sportif… La liste est longue et toujours d’actualité. Friedrich suit consciemment ou non les traces de son père en composant à son tour des poèmes. Parce qu’il est le fruit de ce génie littéraire, sa mère veut le propulser devant les grands de ce monde, en organisant une réception dans ce Mausolée de la littérature dédié au grand Karl.

Le culte est toujours bien vivant, célébré et entretenu par sa mère qui a consacré sa vie à créer la Légende de Karl Amadeus Franck et a bien l’intention de perdurer son génie en la personne de son fils. Lennie Coindeaux interprète avec justesse ce jeune homme timoré, écrasé par la toute-puissance paternelle, même posthume !

La statue coulée dans le bronze de son père le paralyse totalement, au point de ne pouvoir même s’exprimer en public. Il perd toute confiance en lui. » Ils ont commencé à m’admirer et à m’honorer de leurs discours indélicats avant même que j’aie écrit un seul vers. Il ne veut plus être le fils de ce génie, être comparé à Karl l’empêche de vivre et de s’épanouir aussi bien dans sa vie personnelle que dans son art. Il n’en peut plus de cette gloire paternelle qui lui colle à la peau, mais il n’a pas la force de lutter, de s’imposer, il étouffe mais ne sait pas comment résister à cette angoisse.

Caroline Rainette, dans le rôle de Clarissa va et vient sur scène avec une grande aisance, tout semble reposer sur cette femme forte, engagée par la grande Maison de Mr et Mme Karl.

C’est une sorte d’impresario des temps modernes, le téléphone sonne avec la voix de Patrick Poivre d’Arvor critique d’art. Clarissa encourage ce jeune homme à surpasser ses appréhensions, car Friedrich ne peut échapper à sa destinée il doit l’assumer.

Il est le fils du grand Karl. L’auteur se plaît à égratigner la bourgeoisie, la courtisanerie, ces bienfaiteurs et adorateurs par héritage qui n’attendent qu’une seule chose que » le Fils de » s’effondre. L’hypocrisie, le conformisme moral de la société dite bien-pensante sont de véritables cancers !

Le second tableau ou » Chute d’une légende ».

Romain Rolland a comparé Stefan Zweig à un chasseur d’âmes. Dans cette pièce, l’auteur déterre les secrets de famille.

Les non-dits, les silences, les mensonges de tout une vie !

Lorsque la vérité éclate, elle est souvent dévastatrice, voir mortifère, mais dans Légende d’une vie, elle est totalement salvatrice pour Friedrich.

 « Je veux être le fils d’un être humain et non pas d’une légende ». Ce père au firmament redevient un homme avec ses qualités mais aussi ses faiblesses.

Friedrich peut enfin l’aimer comme un père. Il revendique sa propre identité, il ne sera plus jamais ce jeune homme sous influence qui a caché comme son père celle qu’il aime. Nous assistons ainsi à la résurrection de Friedrich. Clarissa à son tour ne veut plus tricher. Il est temps de rétablir la vérité. Si elle a accepté cette duplicité jusqu’à ce jour, cette mascarade, c’était pour perpétuer la légende, elle veut désormais livrer au grand public l’authentique biographie de Karl Amadeus Franck.

Délivrée ainsi du poids des mensonges.

Stefan Zweig a voulu que cette pièce soit positive. La recherche absolue de la vérité fait l’amour vainqueur de tout.

Le thème de la vérité : Sujet au combien brûlant de notre actualité !

La mise en scène tout à fait novatrice, avec ses effets vocaux et ses projections visuelles donnent un nouveau souffle à ‘Légende d’une vie ».



Légende d'une vie Saison 2018 au Théâtre du Lucernaire
Je suis très heureux de vous annoncer que Légende d'une vie - Stefan Zweig se jouera toute la saison 2018 et posera ses valises quelques mois (73 dates) au prestigieux Théâtre du Lucernaire . Avec ma partenaire Caroline Raine .

L'Aigle à deux têtes- Jean Cocteau
Le vendredi 7 avril 2017 à 14h15 et 20h30 au Théâtre de Cambrai

La jeune reine d’un royaume imaginaire vit dans le souvenir de son époux, le roi Frédéric, victime d’un attentat le matin de leurs noces. Depuis ce jour, triste et solitaire, tournée vers le passé, elle s’est retirée du monde et demeure enfermée dans ses châteaux où elle attend la mort. Celle-ci lui apparaît sous les traits de Stanislas, un jeune poète anarchiste qui fait irruption dans sa chambre pour la tuer. Blessé et poursuivi par la police du royaume, contre toute attente la reine va cacher ce jeune homme, Stanislas, sosie du roi tant aimé.

C'est l'étrange rencontre de deux destins opposés. Stanislas ne tarde pas à succomber au charme de la souveraine et renonce à son attentat. Fascinés l'un par l'autre, ces deux êtres que tout semble séparer se rejoignent par une communauté d'esprit. Un amour fulgurant, intense et insensé submerge les deux protagonistes dans un univers étouffant, où l’un et l’autre trahissent leur cause : elle devient anarchiste, il devient monarchiste. Mais la Cour, avec ses manœuvres secrètes et ses complots, referme son étau sur le couple. Stanislas comprend alors que rien n’est possible entre la reine et lui. Il s’empoisonne pour rendre à la reine sa vocation royale. Mais celle-ci renonce au pouvoir au profit d’un amour absolu en se servant de Stanislas pour recevoir le coup de grâce. Ainsi cette grande passion les mènera à l'accomplissement de leur destin : seule la mort pourra réunir le couple, tel « l'aigle à deux têtes ».

Mise en scène: Caroline Rainette

Avec: Caroline Rainette, Lennie Coindeaux, Bruno Aumand, Camille Cieutat, Paul Faroudja, Daniel Schröpfer.






Site référencé sur Agence artistiques
Site administré par Wistal
@2009 - 2018 CC Communication CC.Communication